N°154 - décembre 2006 - N°4
Crèche de l'église de Coussay
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Remarquons à l'entrée de la belle petite église de Coussay, l’ « Adoration des mages », désormais fixée au mur, après avoir été abandonnée et récupérée ? Et si vous l'avez remarquée, lors d'une sépulture par exemple, laissons la nous parler, puisqu'elle est publiée en première page de ce journal, (crédit de photo: Horizons, a publier librement), à l'occasion de Noël 2006,
(Le site « le-mirebalais-paroisse.net » recueillera notre point de vue, oignalé par Googie.fr ou en lien par diocèse de Poitiers)
Par quel tableau ce moulage en plâtre est-il inspiré ? A quel moment aurait-il été exécuté ? Je n'ai pas de réponse,
Certes, de multiples tableaux , ayant pour thème « L'Adoration des mages » tapissent nos musées. Botticelli lui-même s'y est employé. Nous avons bien trouvé plus de 100 peintures célèbres mais l'interdiction de les publier restreint notre information,
C'est comme ça ! Peut être quelqu'expert en histoire de l'art nous éclairera t'il, Qui sait? Notre site est bien consulté plus de 50 fois par jour,
Ceci étant dit :
Si vous avez des enfants, agrémentez leur crèche de Noël des personnages
habituels, les mages, dont la couleur de peau est déjà une ouverture à l'universel
(A ma grande honte, la crèche de Notre Dame habitée par des sculptures uniques n'est pas honorée de tels personnages , que sont les mages, mais j'avoue que j'aurais quelque peine à les faire figurer...Qui étaient-ils ?
Or, en ce temps-là....en ce temps là...qui n'est pas le
notre....en ce début de notre ère comment annoncer
que tous les hommes sont concernés.
Eternel problème d'écriture pour l'évangélisation
soucieuse d'inculturation, du 1er siècle ?
Géographiquement, en effet, pour les
hommes de ce temps là, où sont donc les
terres lointaines.(qu'évoquent les îles de Tarsis) ?
Quelle itinérance pour faire réfléchir les chrétiens
Le nomadisme est la norme!
(Quand j'étais gosse je figurais le chameau avec un bouchon et des allumettes pour faire les pattes. Actuellement, je penche toujours pour le chameau !) Mon herméneutique (interprétation) est sujette à discussion. Je l'écris en petite taille de 10.
Savez-vous, toutefois, que l'étroite porte de la basilique de La Nativité, à Bethléem,
est construite pour empêcher qu'un chameau (ou un cheval) ne s'y introduise. Les
Persans, lors d'une invasion, ont respecté cette église parce qu'au tympan de la dite
porte une figurine rappelait la visite des mages, de leur race).
Continuons ! (en petit caractère, encore et par prudence)
Scientifiquement, donc, fallait-il pour être
compris, que Matthieu s'appuie sur la physique
d'Eintein... Qu'il s'appuie, en revanche, sur
l'astrologie, c'était de son temps.
Chaque culture a son langage, preuve en est
puisque actuellement, je dis, sans que personne
ne s'en offusque, que le « soleil se lève»ce qui est faux !
Mt 2,1-12 : Or voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent « Où est le roi des juifs qui vient de naître? »Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant Lui »
CALENDRIER-6 JANVIER- L'EPIPHANIE- L'ADORATION DES MAGES
L'Epiphanie, (en grec: manifestation) est devenue le banal 6 janvier , Mangeons la galette... (Des rois- folklore païen, préchrétien). Va pour la galette...tant mieux pour mon pâtissier.
Je n'ignore pas les supputations qui sous la robe prétexte d'une historicité primaire distraient notre regard d'une vraie contemplation de ce que nous célébrons tant à Noël qu'à l'épiphanie.
(12 avant JC. Comète de Halley,- 7 avant J C - Conjonction de Jupiter et de Saturne dans les Poissons-5 ans avant J.C apparition dans 1' L'Aigle mentionnée dans le annales chinoise tetcoréennes etc....354 : Déplacement par le pape du 6 janvier au 25 décembre , solstice d'hiver, pour célébrer la Nativité),
A MEDITER...A MEDITER (Marie . la mère, méditait tout cela dans son cœur)
La crèche de Coussay qui nous rappelle 1' « Adoration des mages » me fait penser à ceci :
- Le salut est proposé à tout homme (La théologie de St Paul, écrite en
grande partie avant ce récit évangélique est ainsi conforté . Les frontières sont
caduques.)
- Non au racisme. ( ni juif, ni grec...)
- L'autre, l'étranger, d'une autre culture peut reconnaître la Seigneurie de
Jésus Christ.
- Les rites, les symboles qui traduisent si bien dans ce récit les
sentiments de l'âme sont éminemment respectables (Inculturation)
J'ai beaucoup aimé ce que disait notre évêque lors de l'installation récente de la Communauté Locale poitevine et africaine « Dites- nous qu'une autre façon d'être chrétien est possible. Qu'on peut lire l'Evangile avec vos chants, vos danses ,avec vos cultures... ». L'Epiphanie est un dimanche missionnaire, avec un parfum de Pentecôte.
A méditer...à méditer P.G 21/10/2006
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AGENDA
LE SAMEDI 16 DECEMBRE , 15 HEURES A LA SALLE DE CATE, EVEIL A LA FOI DES TOUT-PETITS.
LE SAMEDI 23 DECEMBRE, 15h.30 , CELEBRATION PENITENTIELLE A SAINT JEAN.
DIMANCHE 24 DECEMBRE, 20 HEURES, MESSE DE LA
NUIT DE NOËL.
LUNDI 25 DECEMBRE, 11 h. MESSE DU JOUR DE NOËL.
LE VENDREDI 12 JANVIER, 20h.30 SALLE DE CATE, RENCONTRE DES PARENTS.
LE MERCREDI DES CENDRES, 21 FEVRIER, A 20h30 , CELEBRATION D'ENTREE EN CAREME.
LES VENDREDIS DE CAREME : CHEMIN DE CROIX A 16h.
LES 2,9,16 et 23 MARS.
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ROSAIRE 2006 : LUMIERE DU CHRIST
Le thème du pèlerinage du Rosaire de cette année était : « Lumière du
Christ ». De plus, les frères dominicains ont rendu hommage au frère
Pierre Claverie, évêque d'Oran, pour le dixième anniversaire de sa mort.
Celui-ci a été le prédicateur du Rosaire en 1991 et assassiné en 1996 à
Oran.
Ma mémoire retient de ce pèlerinage l'incertitude du temps, une
démarche très forte et la simplicité du prédicateur.
I. Un temps incertain.
Le pèlerinage de cette année aura été marqué par l'incertitude du temps. Nous sommes partis sous la pluie le mardi. Notre train est arrivé en retard du fait de la tempête qui avait traversé les landes et déraciné des arbres sur la voie devant nous. Il a fallu le temps de dégager... Cette pluie s'est poursuivie le mercredi. La messe d'ouverture s'est déroulée à l'abri. Il a fait beau jeudi et vendredi. Mais la pluie est revenue samedi. Et la messe d'envoi a eu lieu à l'abri. Dommage pour les malades ! Ils étaient très peu nombreux à la messe de samedi. Et c'est tellement plus beau et plus vivant les messes d'ouverture et d'envoi sur l'esplanade ! Mais c'était ainsi !
Du fait de ce temps incertain, nous n'avons pas non plus fait d'excursion dans la montagne. Tout au plus certains se sont-ils risqués à visiter l'intérieur de Lourdes sur les traces de Bernadette. J'aime notre groupe. Il ne se divise jamais en clans biens fermés, mais en petits groupes où chacun adhère et évolue en fonction de ses affinités et de ses goûts. Personne n'est obligé, ni rejeté, mais libre et bienvenu.
De même, le chemin de croix n'a pas eu lieu dans la montagne, mais dans la chapelle de l'accueil Marie Saint Frai, juste à coté de notre hôtel. Dommage pour la montagne ! Par contre, tout le monde a pu en profiter. N'est-ce pas mieux ?
II Symbole et conférences.
1- Symbole.
Comme chaque année, le thème est symbolisé par une œuvre à laquelle chaque pèlerin est invité à participer. Cette année « Passer des ténèbres à la lumière » était symbolisé par une tente dont voici le schéma :
Notre démarche se décomposait en 4 étapes :
a. Ecrire son prénom sur un petit papier qui, ensuite, est collé sur
la tente, à l'entrée. Ce papier représente toutes nos intentions,
toutes les personnes que nous connaissons, qui sont dans les
ténèbres, et que nous emportons avec nous.
b. Pénétrer dans la tente recouverte d'un drap noir. Ce drap est
replié au fur et à mesure du collage des petits papiers.
c. Se pencher au centre pour symboliser l'acte de pénitence.
d. Sortir par la porte opposée représentée par une croix allumée,
vers la lumière.
A la sortie, une petite image avec un texte sur le passage des ténèbres à la lumière nous était remise, en souvenir.
2. Conférences.
Comme chaque année, le pèlerinage propose de multiples conférences ou rencontres : les habituelles qui se retrouvent d'une année sur l'autre,
notamment sur le catéchuménat, la maladie, les miracles à Lourdes., toujours intéressantes. Et puis les spécifiques de l'année qui se rapportent au thème.
Cette année, j'ai assisté à 2 conférences : la conférence avec projections d'Agnès Acker, « Et la lumière fut » et la conférence du frère J. J. Pérennès, « L'actualité du message de Pierre Claverie ».
Agnès Acker est une astrophysicienne très renommée. Mais, ce qui m'a
intéressé, c'est, comme toutes ces personnes qui maîtrisent parfaitement
leur savoir, la simplicité avec laquelle elle nous parle de la complexité de
l'univers, au point de nous le rendre presque accessible.
C'était vraiment magnifique et très intéressant. Si vous avez l'occasion
d'assister à une de ses conférences, n'hésitez pas.
Je ne vous ferai pas un résumé. J'aurai trop peur de faire des erreurs.
Ce que j'en ai retenu : la science avance et explique toujours plus de
choses, mais jamais totalement. Pour moi, l'essentiel reste toujours dans
l'ombre pour nous.
Le frère J. J. Pérennès connaissait Pierre Claverie, II a su nous le rendre plus proche et plus compréhensible. L'Algérie et sa culture nous semble si éloignées.
III. Un prédicateur humble et simple.
Le prédicateur de ce rosaire était le frère Jean-Luc Marie Foerster.
JLM (son nom de code) a commencé sa première homélie, le mercredi, en nous rappelant que le prédicateur de l'année précédente était le frère Timothy. Les frères de son couvent lui avaient souligné la difficulté de succéder à ce brillant orateur.
Si le charisme du frère Timothy reste présent dans ma mémoire, je me rappellerai l'humilité et la simplicité du frère Jean-Luc Marie. Humilité : la vraie peur du frère Jean-Luc Marie, n'est pas de succéder au frère Timothy mais de parler de Dieu. En effet, Dieu est La Lumière par excellence. « Tellement souvent à travers l'histoire, toutes religions confondues, nous avons barbouillé de ténèbres le visage de Dieu ». Simplicité : pour nous aider à trouver la lumière, le frère Jean-Luc Marie, nous rappelle simplement le message de Bernadette : « aimer, il suffît d'aimer ». C'est ce que je retiens de ces homélies, très peu de mots, mais ils se suffisent.
L'année prochaine : 2007, centenaire du pèlerinage du rosaire, 2008, bicentenaire des apparitions, pensez à venir nombreux et à réserver vos places de bonne heure.
Bernadette.
POURQUOI ALLER A LA MESSE ?
Lors d'une rencontre avec les parents des enfants catéchisés, le manque de participation aux célébrations dominicales a été abordé. Grande question : « pourquoi ne va-t-on plus à la messe ? ».
Nous avons essayé d'apporter des réponses à tour de rôle. Les raisons les plus fréquemment revenues sont :
- le regard parfois critique des participants, alors que nous
attendons dans ces lieus un regard accueillant.
- le fait que les participants aux messes ne sont pas meilleurs que
ceux qui n'y viennent pas, voire pires. Dans ce cas, pourquoi y
aller ?
- On peut pratiquer la foi chrétienne sans aller à la messe.
Ce sujet m'a interpellé : comme la plupart d'entre vous le savent, je vais à la messe presque tous les dimanches. Que dois-je en conclure ? De quelle population est-ce que je fais partie ? Est-ce que je suis choquée parce que je vois ? par ce que je fais ?
Je répondrai par une phrase que dit le Père Pierre BRAUD. Une phrase simple, mais pleine de bon sens : « l'arbre ne doit pas cacher la forêt ». En effet, aussi beau ou aussi laid soit-il, nous ne devons pas nous attarder à un geste, un regard, mais voir l'ensemble.
A aucun moment de ma vie, je ne me suis considérée comme meilleure que les autres. Il m'arrive, moi aussi, d'avoir un regard qui critique, et
même condamne. C'est un de mes défauts. Mais il s'agit souvent d'un regard spontané, passager et vite remis en cause. Je laisse donc le bénéfice du doute à celui qui me regarde durement ou me critique. Apprenons à regarder.
Comme je viens de le dire, je ne méjuge pas meilleure que les autres. Alors pourquoi est-ce que je vais à la messe ? Avant tout pour rencontrer Dieu. C'est, pour moi, le meilleur endroit. Et ensuite parce que je me sens meilleure après. Pas meilleure que vous, mais meilleure que moi lorsque je suis entrée, plus heureuse, plus vraie. Avec le nombre de messes auxquelles j'ai assisté, vous pensez que je devrais avoir beaucoup évolué. Je répondrai : « un,peu ». Car je suis souvent comme la terre recouverte de ronces de la parabole du semeur : les soucis de la vie quotidienne étouffent la Parole de Dieu en moi. Le chemin est donc à refaire régulièrement.
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Je ressens la messe comme un partage, partage du corps du Christ, mais aussi partage de notre foi
J'admire les personnes qui se dévouent beaucoup pour les autres, qui sont de toutes les actions humanitaires, et qui, dans certains cas, ne vont pas à la messe. A mes yeux, elles ont beaucoup de mérites. Comment font-elles pour garder leur optimisme devant la tache à effectuer, sans se ressourcer ? Moi, je ne pourrai pas. La messe est, pour moi, une aide spirituelle qui me permets d'avancer, de croire encore en demain.
« Le paradis ne se gagne pas au nombre de messes où nous participons ». C'est une vérité que bon nombre d'entre nous partageons. Et qui, pour moi, me semble évidente. Quand je vais à la messe, je n'estime pas accorder du temps à Dieu : c'est Dieu qui me consacre du temps. Le seul moment que je lui accorde, c'est le premier pas que je fais pour allei* à la messe. C'est tout.
C'est ce que je ressens. Et cela n'engage que moi.
Si cet article vous a interpellé, pourquoi ne pas y répondre ? Par de courtes phrases, que vous pourriez remettre au Père Pierre ou au Père Paul, avec comme signature juste votre prénom. Elles pourraient être publiées dans le prochain numéro de ce journal. Ce serait un bon moyen de le rendre vivant et actuel. Je pense que nos deux prêtres en seraient très contents.
Bernadette.